Légionella (en vert)
Dans le milieu du siècle dernier, à l'heure de la conquête des fonds marins et de l'espace, l'armée américaine et la NASA soucieuses de ne pas embarquer dans leurs expéditions des produits chimiques qui pourraient s'avérer dangereux dans de telles circonstances, ont cherché à utiliser les propriétés bactéricides du cuivre et de l'argent pour le traitement de l'eau potable. En effet, le cuivre qui était, déjà, utilisé par les égyptiens et les grecs pour conserver l'eau le fut aussi par les pionniers lors de la conquête de l'ouest. La NASA a donc, mis au point un procédé de diffusion d'ions Cu2+ et Ag+ dans l'eau par électrolyse : l'ionisation cuivre-argent. Plus tard, ce sont les pisciniers américains qui ont racheté les brevets de cette technologie afin d'utiliser les propriétés algicides du cuivre pour remplacer le chlore jugé trop nocif. Puis, dans les années 70, avec la psychose bactérienne ils ont fait faire une étude de l'impact de l'ionisation sur différents types de bactéries pathogènes dont la Legionella. Devant les résultats très encourageants obtenus, ils décidèrent d'adapter ce procédé aux circuits d'eau chaude sanitaire mais ceux-ci exigeaient beaucoup plus de contraintes que les piscines et très peu de sociétés ont réussi à atteindre cet objectif. Depuis 15 ans, cette technologie est très largement utilisé aux États-Unis, en Angleterre, en Suisse, maintenant en France et en Italie et bientôt en Espagne, en Belgique et en Allemagne.
 

  Cette mét hode présente un grand nombre d'avantages comparée aux méthodes, actuellement, utilisées, à savoir le choc thermique (élévation temporaire

Ionisteur parfaitement intégré au circuit de l'Hôpital St Jean de Dieu
de la température à 70°C simultanément en tous points du réseau pendant 30 minutes) et le choc chloré (injection de javel à 15 ppm de chlore libre pendant 24 heures ou 50 ppm de chlore libre pendant 12 heures en tous point du réseau), qui en plus de leurs problèmes de faisabilité sur la plupart des sites engendrent des risques d'accidents vis-à-vis des utilisateurs de réseaux, des problèmes de destruction des canalisations et installations techniques, d' inefficacité sur le bio-film, d'obligation de renouvelement assez fréquemment de ces opérations, et d'absence totale d'effet de rémanence.

Pas d'injection de produits chimiques
Respect de la potabilité de l'eau
Aucun risque d'accident concernant les utilisatieurs
Pas de corrosion des matériaux et de destructions des réseaux
Traitement continu sur l'eau chaude
Traitement efficace sur le bio-film et les amibes
Important effet de rémanence (jusqu'à 2 mois)
Encombrement très faible
Installation et utilisation très facile
Coût de fonctionnement très faible

  Cette méthode a néanmoins quelques inconvénients qu'il faut connaître pour bien la maîtriser.

Obligation de respecter les normes de concentration du cuivre et de l'argent pour l'eau potable, et donc de faire des dosages (5 minutes tous les 15 jours)
Nettoyer régulièrement les électrodes pour qu'elles restent efficaces (15 minutes tous les 15 jours). Voir la page entretien.
Système curatif lent
 
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