Les légionelles sont des bacilles à gram négatif, qui colonisent tous les milieux hydriques et particulièrement, ceux conçus artificiellement par l’homme pour son confort sanitaire. On en a recensé 42 espèces et 3 sous espèces représentant 64 sérogroupes dont la plus répandue est la Legionella Pneumophila du sérogroupe 1. Sa présence dans les réseaux de distribution d’eau est due aux températures élevées ( entre 20° et 50°C), à l’état des canalisations (tartre, corrosion, bio-film…) et à l’utilisation intermittente des réseaux, qui favorisent fortement son développement, elles ne présentent pas de risque par ingestion mais sont extrêmement dangereuses par inhalation.

Il existe deux pathologies très différentes  : la légionellose qui peut être mortelle et s'apparente à une pneumopathie, et la fièvre de Pontiac qui est une forme bénigne de légionellose et qui s'apparente à un état grippal. La principale difficulté pour le diagnostic des légionelloses est qu'elles sont peu courantes et que les symptômes sont les mêmes que ceux d'autres pneumopathies. La plupart des médecins généralistes font donc cette erreur de diagnostic et c'est dans ces circonstances que les accidents mortels se produisent.
 

  La légionellose est une infection des voies respiratoires due à la colonisation de celles-ci par une bactérie nommée, Legionella. Elle s'apparente à une pneumopathie. Depuis 1987, la Légionellose est une maladie à déclaration obligatoire (MDO), c’est-à-dire qu’elle fait partie des maladies nécessitant une vigilance particulière de la part des professionnels de la santé qui doivent signaler aux autorités tous les nouveaux cas. Ces cas sont, ensuite, rapportés à une instance internationale l'EWGLI (European Working Group for Legionella Infections) regroupant 22 pays, ce qui permet de retrouver, par recoupement, la source de contamination.

La contamination se fait par inhalation d’aérosol contaminé par la bactérie (douches, bains à bulles, panaches de tours de refroidissement…), la période d’incubation varie de 2 à 10 jours, provoque une forte fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête, une toux sèche avec des difficultés respiratoires et, éventuellement, des diarrhées et des vomissements. Le taux de létalité varie de 5 à 30 % selon l’état de santé initial du malade.


Facteurs aggravants :

Pour ces deux maladies les facteurs aggravants sont l’âge croissant (ou les enfants en bas âge ), le sexe masculin, alcoolémie et le tabagisme, les problèmes de santé et les personnes immunodéprimées.

 

 

La légionellose en quelques chiffres :

  • 500 cas de Légionelloses déclarés chaque année en France.
  • 3000 cas de Légionelloses supposés chaque année en France.
  • 15 %, c'est le pourcentage moyen de létalité de la légionellose.
  • 103 : le nombre maximum d’UFC (unité formant colonies) toléré dans un litre d’eau.

  Le problème de la Legionella est à envisager dans son ensemble pour obtenir des résultats satisfaisants :
  • Bonne connaissance du réseau d’eau concerné,
  • Suppression de tous les bras morts,
  • Entretien strict et fréquent du réseau et de la robinetterie,
  • Traitement préventif contre la prolifération des bactéries,
  • Recherche périodique des bactéries.

  Lors de la conception de nouveaux réseaux d'eau chaude sanitaire (ECS) ou de modifications de réseaux ECS existants, nous conseillons, à la lueur des connaissances actuelles, de réaliser des circuits bouclés en cuivre dégraissé ou en HTA, muni de clapets anti-retour, avec un chauffage instantané. Il est important d'étudier précisément les propriétés hydrauliques du réseau de façon à avoir une parfaite circulation.

Pour l'eau froide, les PVC sont conseillés pour leur excellente résistance à la corrosion.

Il est important de penser à un traitement anti-calcaire et anti-corrosion, en effet, ce sont des critères favorisant fortement le développement des bactéries.
 
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